Je dois lui obéir en tout, sans protester, ni même hésiter. Si j’ai eu un comportement répréhensible, il me punit de la façon qu’il juge appropriée. Le châtiment peut être corporel ou psychologique.


Il s’est procuré une panoplie « d’outils de punition » : martinet, cravache, fouet. Mes fesses représentent sa cible préférée. Sa façon de donner la fessée à main nue peut être aussi mémorable que si je subissais un de ses jouets.


Il prend plaisir à « décorer » mes mamelons quand je n’ai pas été une bonne fille.


Mon Maître est un artiste du ligotage. Sa créativité est illimitée. Que ce soit pour m’immobiliser pour me faire « réfléchir », à la suite d’un comportement inacceptable, ou pour « m’exposer » dans une position indécente et inconfortable, il parvient à me surprendre chaque fois...

Puisque vous voulez savoir, Monsieur...


Dans presque tous mes fantasmes, je me vois soumise à un homme très autoritaire. Il possède une vaste culture que j’admire. Son implication dans son travail est totale et il est d’une droiture sans faille. Son air sévère me fait toujours me demander en quoi j’ai pu lui déplaire. C’est lui qui dirige pratiquement toute ma vie. Il décide de ma façon de m’habiller. Il me veut toujours désirable, sexy. Mes jambes doivent être visibles, en tout temps. Le port du pantalon m’est interdit. Il m’a fait comprendre que j’ai un beau corps et que je dois l’offrir aux regards admiratifs de mon entourage. Il adore la lingerie fine; j’en possède une collection impressionnante. Il aime me voir porter de hauts talons qui, selon lui, me font une croupe irrésistible.


Les vêtements de PVC luisant qui rehaussent si bien mes courbes naturelles le stimulent au plus haut point. Il lui arrive aussi de me revêtir « d’une seconde peau »; le latex moule si parfaitement mes fesses, ma taille et mes seins que je me sens plus nue que nue lorsque j’en porte.



Depuis longtemps, les images cérébrales dans lesquelles je me voyais dominer une femme soumise, complice de mes fantasmes, me stimulaient grandement. Comme une grande variété de jeux BDSM habitaient mon esprit, j’ai fait beaucoup de recherches sur l’Internet afin de trouver, dans la littérature BDSM, des livres traitant de domination et de soumission. La plupart des résultats de ces recherches menaient presque toujours à une grande déception, car le type de domination et de soumission dont on parlait et que l’on représentait ne correspondait aucunement au dominateur évoluant en moi. Je ne ressemble nullement à ces Maîtres cruels et sadiques qui semblent tirer plaisir de l’abaissement et de la dégradation qu’ils imposent à des soumises dont ils ne savent pratiquement rien. La soumise de ma réalité n'a rien à voir avec ces femmes sans fierté et prêtes à subir les pires traitements présentés comme sources de plaisirs. Au contraire, j'ai une grande admiration pour ma soumise et j'en suis follement amoureux.

Il m’a toujours paru évident que dominant et dominée devaient être de parfaits complices pour que ces jeux puissent avoir lieu dans un contexte capable de procurer un plaisir égal aux deux partenaires en présence. Je ne pourrais "savoir dominer" une complice qui ne possède pas le « savoir se soumettre ».

Les mots confiance, connaissance et confidences me paraissent essentiels dans toute relation amoureuse. Je considère qu’une relation saine de domination et de soumission ne peut exister que si la soumise à une confiance totale en son dominant. Tous les deux doivent donc se connaître intimement pour assurer une relation basée sur le respect mutuel et répondant aux attentes de l’un et de l’autre. Les échanges d’idées, de perceptions et de fantasmes souvent inavouables prennent la forme de confidences qu’on ne consent à faire qu’à des personnes privilégiées.

Pour moi, le BDSM a toujours été et demeure une relation mettant en scène des jeux de domination et de soumission qui résultent des discussions, des échanges et des confidences que nous nous faisons mutuellement. Ces jeux commencent lorsque nous le désirons tous les deux et ils prennent fin au moment où l’un ou l’autre le décide pour une raison qu’il juge valable. Puisqu’il s’agit de jeux cérébraux, avant tout, il n’y a pas de participant inférieur ou supérieur. Cela ne saurait être puisque nous y tenons des rôles que nous adoptons temporairement et de plein gré. Savoir dominer et savoir se soumettre sont des qualités que je qualifierais presque de théâtrales.